La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Mes quatre vérités sur l’affaire Harry Quebert

Mes quatre vérités se résument à une seule: je suis déçue. Ce livre m’a été très chaleureusement recommandé par quelqu’un qui m’a fait découvrir le (à mon sens) remarquable Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia. Autant dire que j’y allais optimiste à mon tour, surtout que d’autres avis favorables fusaient d’un peu partout, avec des “facile à lire, mais très, très bien, hein ?” comme si j’allais accuser mes amis lecteurs de faillir à un devoir de masochisme littéraire, qui consisterait à absorber conscienseument un livre irréprochablement tout ce qu’il faut, mais chiant.

La quatrième de couv me promettait “sous ses airs de thriller à l’américaine” (avec le message qu’un thriller à l’américaine est  tout simplement impensable comme lecture avouable pour des lecteurs francophones un peu sérieux) un livre qui me fournirait “une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias”. Rien que ça. Sauf que moi, je n’y ai lu que des plates généralités et des caricatures.
Un autre motif de déception réside dans le total manque de rythme de ce roman. Il met une éternité à se mettre en route. Après, on commence un peu à s’intéresser à l’action et il y a quelques chapitres qui m’ont encouragée à revoir mon impression initiale d’ennui. Par contre, à la fin, tout s’emballe, c’est lui/elle, c’est pas lui/elle, c’est lui/elle et ainsi de suite pendant plusieurs rebondissements. En étant gentille, je me dis que c’est peut-être un hommage à Agatha Christie, vous savez, quand Hercule Poirot réunit tout le monde dans la bibliothèque pour les accuser tour à tour, puis les innocenter, avant d’arriver au coupable.
Et pour couronner le tout, le personnage de Marcus ne m’a jamais accrochée; ça a l’air d’être un garçon plutôt gentil, mais pas très enthousiasmant. J’ai eu du mal à croire à son grand talent d’écrivain tout au long du livre, restant plus à l’aise avec l’idée du Marcus plus jeune qui “présente” très bien mais évite de se retrouver avec plus brillant que lui. Quant à Harry, j’ai trouvé que le maître était bien à la hauteur de l’élève, c’est à dire pas très engagant non plus.
L’intrigue comprend un retournement de situation dans son dénouement, mais il n’était pas de taille à me réconcilier avec le livre, dommage.

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