Le fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux

J’ai décidé de retenter ma chance avec ce roman, que j’ai lu une première fois en vacances, et que j’avais trouvé franchement moyen. Je m’en souviens très bien, car j’avais également emporté dans mes valises un exemplaire de Zazie dans le métro de Raymond Queneau qui m’a aussi déçue. Je pensais pourtant avoir choisi des valeurs sûres avec ces deux grands classiques. C’était dans une ère pré-liseuse et les librairies ne faisant pas légion à Pemba (île voisine de la plus célèbre Zanzibar), il fallait lire ces deux bouquins jusqu’au bout ou ne rien lire du tout, chose bien sûr impensable.

Il y a environ un mois, j’entends d’une oreille distraite, puis j’écoute attentivement une excellente adaptation de The Phantom Of The Opera à la BBC (sur Radio 4 pour ceux qui aiment les précisions.) Ni une ni deux, le dernier épisode se termine à peine que j’ai déjà téléchargé sur mon Kindle les oeuvres complètes de Gaston Leroux pour une somme dérisoire.

Donc je me plonge dans la célèbre histoire du fantôme qui hante les sous-sols de l’Opéra de Paris, faisant la pluie et le beau et le temps avec les directeurs, régisseurs, techniciens, chanteurs et danseuses (on ne parle pas une seule fois de danseurs dans ce roman, alors que je viens de vérifier grâce à Wikipédia qu’il y en avait bel et bien à l’époque de l’intrigue) qui peuplent cet établissement prestigieux. Je vois le faux fantôme et vrai monstre – il s’appelle en fait Erik – incarner le rôle d’“Ange de la musique” pour les beaux yeux et la belle voix de Christine Daaé, l’enfant pure, la chanteuse qui “monte”. Las, le jeune Raoul, Vicomte de Chagny soupire également après Christine.  Celle-ci se fait enlever par Erik et une opération de sauvetage complètement rocambolesque est menée par le mystérieux et très débrouillard Persan (personnage vaguement annoncé au début du roman et qui fournit tous les détails utiles après le dénouement), Raoul tâchant de le suivre. L’histoire se termine comme on pouvait le prévoir.

Eh bien non, je n’ai pas vraiment apprécié davantage ma deuxième lecture. Et je mets ça un peu sur le compte d’une écriture que je qualifierais de “Dumas père light” et beaucoup sur le compte du personnage de Raoul. Ce n’est pas sa piété, ni même l’innocence du petit vicomte qui m’agacent tellement, c’est son côté complètement plat et inintéressant. Si j’étais censée être émue de son jeu enfantin de fausses fiançailles avec sa dulcinée, c’est raté. Si je devais le trouver séduisant, désolée, mais je crois que je préfère le grand frère (en supposant que le Comte de Chagny veuille bien laisser tomber La Sorelli, sa maîtresse la danseuse.) Pas étonnant que le cœur de Christine balance ! Erik chante divinement, il est diaboliquement habile, d’une intelligence fine et peut aussi jouer la carte du sentiment : “personne ne m’aime parce que je suis si laid”.

Il semblerait que Le fantôme de l’opéra ait donné lieu à de bons films et comédies musicales. En tout cas,  j’en ai beaucoup apprécié une adaptation radio. Mais le livre ne m’a pas convaincue.

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