All posts by Hélène Wilkinson

I live half an hour South of Paris in France, with my gorgeous family of the husband and two children variety. My gene pool is made up of quite a lot of French and English, a bit less Polish and some Irish. I am a translator.

Improbablologie et au-delà de Pierre Barthélémy

Improbablologie et au-delà, un livre de Pierre Barthélémy qui m’ a été offert par des amis, est le genre d’ouvrage qui vous sert de la science, de la vraie, mais à petites doses et tout en légèreté. La science sans peine, en somme.

En fait, cet ouvrage est une compilation des chroniques de l’auteur, dans son blog Passeur de sciences, qu’on retrouve sur le site du journal Le Monde. Et  on y retrouve tout un tas de bizarreries, cocasseries et de statistiques improbables. Comment ne pas avoir envie de lire la réponse aux questions « Meurt-on plus tôt pour éviter l’impôt ?», « La musique « country » incite-t-elle au suicide ? » et autres « À quelle heure est-on le plus honnête ?».

Quelques paragraphes suffisent à poser le problème, présenter la démarche adoptée pour l’examiner et apporter une réponse, ou pas d’ailleurs. Et on en sort un peu plus instruit sur la démarche scientifique. Pour ma part, les textes qui m’ont le plus intriguée sont ceux où il est question de l’interaction entre ce qui se passe dans notre cerveau et les effets qu’on peut en ressentir dans notre corps, au défi de toute logique. On apprend  ici par exemple qu’on trouve les aliments plus sucrés s’ils sont associés au sentiment amoureux ou bien qu’on se sent mieux soigné par un analgésique plus cher que par celui qui est meilleur marché … Dans cette dernière chronique, le comble c’est que les analgésiques testés suivant leur coût sont tous des placebos …Improbablologie et au dela

D’ailleurs cette question des placebos m’a toujours fascinée. Je ne comprends pas qu’on ne finance pas davantage d’études à ce sujet. Bien sûr, les groupes pharmaceutiques se battront contre bec et ongle, et alors ? Par contre, je me demande si, plus on est informé, moins on est susceptible de bénéficier de l’effet placebo. Ah, voilà un autre sujet de recherche intéressant que Pierre Barthélémy pourrait nous présenter …

Venise n’est pas en Italie  d’Ivan Calbérac

J’ai pris plaisir à lire ce livre, même si le sens de son titre – Venise n’est pas en Italie – m’échappe un peu. Il faut que je vérifie si c’est une citation. Sinon, cela signifie peut-être quelque chose du genre « Le bonheur n’est pas forcément là où on l’attend. » Cette formulation un peu facile que je viens d’utiliser résume assez bien le style et le contenu de ce roman. Autrement dit, je le trouve plutôt bien écrit, assez simplement, je trouve venise n est pas en italieaussi que ce qu’il dit n’est pas faux, ou plutôt ne sonne pas faux, puisqu’il s’agit d’une fiction et qu’il n’est pas d’une grande originalité. « Two out of three ain’t bad » comme on dit outre-Atlantique et pour ma part les petites scènes qui racontent d’abord le quotidien puis l’aventure d’un adolescent  étaient suffisamment bien senties et racontées pour combler le manque de grande originalité.

 

Émile, le narrateur, a quinze ans et il nous raconte sa vie dans son journal intime. Il n’a pas la meilleure vie du monde et pas la pire non plus. Il aimes ses parents et son frère et est aimé d’eux, mais ce n’est pas la famille idéale. D’ailleurs, c’est ce que j’ai préféré dans ce livre : je trouve la description des relations enfant-parents plutôt fine. Je lis sur la quatrième de couv que le père est un « doux-dingue » mais ce n’est pas l’impression que je retiens du bonhomme – je ne le trouve pas très doux, en tout cas. Le portrait de la maman me semble être un peu moins haut en couleur mais peut être qu’un personnage flamboyant par famille suffit. Je me suis plutôt attaché à Émile, cet adolescent réfléchi et sa plume m’a paru assez habilement guidée par Ivan Calbérac pour lui donner une voix « authentique », le défi ultime de l’auteur.

J’ai parlé plus haut de quotidien puis d’aventure car le roman se situe sur les deux plans. On passe d’une description de la situation familiale, du lycée, du blues des adolescents à une épopée où Venise prend effectivement sa place titulaire. Le seul bémol que j’émettrais sur la narration serait le nombre assez invraisemblables de rebondissements de situation surtout vers la fin du récit ; tout va mal, ensuite tout va très bien puis pas du tout, ça redevient génial et c’est de nouveau la catastrophe. Peut-être l’auteur a-t-il voulu simuler les sautes d’humeur bien connues des adolescents. Si oui, à mon avis, il a forcé le trait.

 

Fidèle à mon engagement de ne rien dévoiler de l’intrigue, je ne vais pas détailler l’action du roman sauf pour saluer cette trouvaille de l’auteur qui à elle seule symbolise tous les malentendus dans la communication parents-enfant, les errances de l’amour parental et filial, la limite entre le choix libre et la coercition : je parle des cheveux blonds …

 

 

A Beautiful Place to Die by Malla Nunn

I think that I could write a blog post just about “book recommendations and where they come from”. This one comes from Marc, whom I haven’t seen in over thirty years but got in touch with on social media a few months ago. Merci, Marc !

 

a beautiful place to dieA Beautiful Place to Die wasn’t going to stay long on my TBR pile because a) it was a crime novel from an author I hadn’t heard of before and I always like to try new authors, especially if they write books in a genre I’m likely to enjoy b) it was set in South Africa, a country I visited just once, in 1995 – so just after the end of apartheid – and fell in love with (as I did with the four other countries north of SA that I discovered that year).

The plot of this novel by Malla Dunn set in rural 1950s South Africa, centres around the murder of a  high-ranking policeman, which a British policeman is sent to investigate. What I enjoyed most about it is that it effortlessly combines elements of classic whodunit with a social commentary on the nascent apartheid era.

 

It ticks all the boxes of a detective novel with the introduction and dissection of the main protagonists: the detective, Emmanuel Cooper, with an appropriately slightly tortured soul, the murder victim, a senior policeman who is a pillar of the local Afrikaans community and at the head of a family made up of himself, his rigidly virtuous wife and their five grown up sons, an old doctor, an incompetent young Afrikaans policeman, his race offering him a higher rank than his black colleague’s, and a range of other inhabitants with a range of skin tones. There are shades of Chandler in this gently noir novel (“gently” because there’s a murder and nasty things happen but it doesn’t belong to the resolutely gruesome type of crime novels).

Interracial relations are clearly an important, if not the main theme of this book. I’m not as well up on my South African history as I should be but I gather that the book is set during the period when the apartheid system was being bedded down with the consolidation of a legal framework, which would ultimately ban interracial relationships among South Africans.

I got a little bit of background about this whole white African thing (I came across the concept when talking to a self-described white Zimbabwean, which I’d never thought about till then) and which I guess I still think comes under the heading of mild self-delusion, a feeling the author tends to re-inforce in this novel. I’m  not saying you can’t get deeply attached to a country and immersed its customs if you weren’t born there, but I don’t think you absorb ethnicity by sheer willpower.

 

Despite getting more proficient – the more books I read –  at spotting the culprit in whodunits, I didn’t get this one. Which of course didn’t spoil any of the reading pleasure.