Category Archives: Book reviews

La Tresse de Laetitia Colombiani

C’est sans doute normal que mon blog présente plus souvent les livres que je j’ai dévorés que ceux qui m’ont moins plu. Après tout, j’ai davantage envie d’inciter les gens à lire ce que j’ai apprécié plutôt que de les dissuader de s’attaquer à quelque chose qui m’a paru affligeant, je trouve qu’on se fait plus d’amis comme ça …  Mais j’éprouve quand-même le besoin de parler de temps en temps d’un livre qui m’a déçue, histoire d’exercer ma plume en mode critique négative (que j’espère néanmoins être argumentée et pas trop désagréable) et pas seulement en mode dithyrambique.

 

la tresseLa tresse de Laetitia Colombani m’a déçue surtout parce le récit des trois femmes autour duquel s’articule cette tresse narrative me semble être autant de vignettes très superficielles. Une femme « intouchable » en Inde avec sa fille, une jeune femme en Italie, une avocate au Canada vont toutes trois être confrontées à de dures épreuves.

Certes, on peut trouver des histoires beaucoup moins bien écrites, mais les volets indien et canadien de l’intrigue m’ont paru particulièrement légers ; j’ai l’impression d’avoir lu deux reportages télévisés pas très creusés transposés directement sur ma liseuse sur : premièrement, la condition abominable de trop de personnes en Inde, deuxièmement, le surmenage ainsi qu’un sujet que je vais taire ici, en ce qui concerne notre avocate canadienne. Le récit italien, quoique peut-être plus rocambolesque que les deux autres, a davantage retenu mon attention ; les aventures de Giulia (vive l’Europe) me font nuancer mon propos pour un tiers de ce livre…

 

 

 

 

***Attention, le paragraphe ci-dessous révèle une partie de l’intrigue***

 

Plus fondamentalement, je n’ai pas pu partager le plaisir qu’ont apparemment éprouvé de nombreux lecteurs à la conclusion du roman. Des cheveux indiens vendus par des pauvres qui se retrouvent sur la tête d’une femme aisée canadienne parce que les italiens n’en veulent pas (apprend-on dans le livre), j’ai du mal à trouver cela porteur d’espoir et synonyme de magnifique solidarité féminine internationale. Rabat-joie, moi ? Pas du tout !

The Wardrobe Mistress by Natalie Meg Evans

A few weeks ago, I read The Wardrobe Mistress by Natalie Meg Evans, recommended this time by an Amazon algorithm rather than by a friend, and I enjoyed it.

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Using a Kindle diminishes the importance of a book jacket quite a lot, so I didn’t open the book in the anticipation that I was about to embark on  heart-warming romantic fiction, I just started reading a new book. I’ll get to its content in just a moment, please allow me a few more words on this ancillary point first.

 

I was simply checking the author’s name on her website and my eye fell on the covers of her various books (which reminded me I’d previously seen The Dress Thief mentioned, which means I’ll download the sample, which means the marketing does work, yes, I admit it.)  I noticed that they conformed to the typical romance marketing rules of the most enduring sort: a portrayal of The Girl, looking demure/alluring/sassy/sweet/heroic, wearing something simple/gorgeous/stunning/folksy/magnificent/domestic. Current jacket trends now also include swirly writing (distressingly often in purple or pink) and cartoon style illustrations, a bit like the brilliant Nick Sharratt gracing the covers of Jacqueline Wilson’s children’s novels, but for grown-ups. And in case my grumbles about covers gave the wrong impression, this is what I think of romances: I love the ones I love.

So, about the story – which is set in a theatre in post-war Britain, the heroine being The Wardrobe Mistress, yes, the clue was in the name – I found that I was hooked by it. Vanessa has Mum issues and Dad issues to deal with, on top of coping with post-war grimness and rationing, and all that’s in addition to her task of pairing up with The One. The settings are sketched, not too much, which is fine. The action also jogs along nicely, revealing plot details and personality traits at appropriate times. Characters include the cast of usual suspects: Mum, Dad, the friends, the more distant relatives and acquaintances, the less closely drawn nice ones (most of the theatre staff), and nasty ones (most of the theatre owners, relatives of the late founder). There was also a more unusual addition, with an endearing three-legged dog who is the theatre mascot. He too (I forget the dog’s name but he’s definitely a “he” not an “it”) has served in the war, which is the new manager’s principal criterion for hiring staff, Vanessa included of course.

 

Things happen, there are revelations and a couple of twists are presented then unravelled towards the end. All good stuff, in fact. To end on a slightly less flippant note, I would like to say that the almost-meeting between Vanessa and … is a very well executed and exploited ploy and shapes the novel very nicely.

Improbablologie et au-delà de Pierre Barthélémy

Improbablologie et au-delà, un livre de Pierre Barthélémy qui m’ a été offert par des amis, est le genre d’ouvrage qui vous sert de la science, de la vraie, mais à petites doses et tout en légèreté. La science sans peine, en somme.

En fait, cet ouvrage est une compilation des chroniques de l’auteur, dans son blog Passeur de sciences, qu’on retrouve sur le site du journal Le Monde. Et  on y retrouve tout un tas de bizarreries, cocasseries et de statistiques improbables. Comment ne pas avoir envie de lire la réponse aux questions « Meurt-on plus tôt pour éviter l’impôt ?», « La musique « country » incite-t-elle au suicide ? » et autres « À quelle heure est-on le plus honnête ?».

Quelques paragraphes suffisent à poser le problème, présenter la démarche adoptée pour l’examiner et apporter une réponse, ou pas d’ailleurs. Et on en sort un peu plus instruit sur la démarche scientifique. Pour ma part, les textes qui m’ont le plus intriguée sont ceux où il est question de l’interaction entre ce qui se passe dans notre cerveau et les effets qu’on peut en ressentir dans notre corps, au défi de toute logique. On apprend  ici par exemple qu’on trouve les aliments plus sucrés s’ils sont associés au sentiment amoureux ou bien qu’on se sent mieux soigné par un analgésique plus cher que par celui qui est meilleur marché … Dans cette dernière chronique, le comble c’est que les analgésiques testés suivant leur coût sont tous des placebos …Improbablologie et au dela

D’ailleurs cette question des placebos m’a toujours fascinée. Je ne comprends pas qu’on ne finance pas davantage d’études à ce sujet. Bien sûr, les groupes pharmaceutiques se battront contre bec et ongle, et alors ? Par contre, je me demande si, plus on est informé, moins on est susceptible de bénéficier de l’effet placebo. Ah, voilà un autre sujet de recherche intéressant que Pierre Barthélémy pourrait nous présenter …