Je vais bien, ne t’en fais pas d’Olivier Adam

J’ai trouvé ce livre un peu trop fade à mon goût.je-vais-bien-ne-ten-fais-pas

Il se laisse pourtant très bien lire et raconte une histoire plutôt bien ficelée. Son sujet est grave –  il s’agit de la disparition d’un être cher et l’impact de ce drame sur les proches – et il est traité assez sobrement. Ses personnages sont plutôt convaincants sur le plan psychologique et émotionnel. Jusque-là, tout va bien.

Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de lui trouver un côté un peu morne et ennuyeux. Je n’ai pas réussi à pointer du doigt exactement ce qui me chiffonnait mais une ou deux fois, j’ai posé le livre en me disant « Bon, alors, on avance un peu là ? » Peut-être le choix du présent narratif, courant, je le sais, mais qui à mon sens peut rendre un texte un peu « plat ». Peut-être des personnages finalement pas très sympathiques, à part l’héroïne et sa famille immédiate.  Peut-être un thème trop triste pour passer un « bon moment » de lecture.

En fait, j’ai l’impression que le roman d’Olivier Adam hésite entre le romanesque qui ne s’assume pas complètement et le docu-fiction qui ne veut pas trop déranger quand même.

 

Et puis j’ai un relevé micro-détail qui m’a fait mal aux yeux : le livre contient un « s’en rappelle ». À l’instar d’une amie qui m’avait fait sourire en disant à propos de je ne sais plus quelle expression : « Tu comprends, il y a des mots socialement bloquants », je dirais qu’il y a des tournures littérairement bloquantes. Je sais, je suis snob, mais j’assume.

 

Stories of Your Life and Others by Ted Chiang

I really enjoyed this collection of short stories. I would never normally have picked up a book labelled sci-fi on my own initiative but my husband strongly recommended I read Story of Your Life, one of the eight short stories in this book, and I liked it so much that I read the rest.

 

stories-of-you-life-and-othersStory of Your Life has been made into a film, Arrival, which I also enjoyed. I feel that book and film did not quite tell the story, but that is not to criticise the film, it’s just interesting the different takes you can have on one story. In fact, I think that is the point of Story of Your Life: taking a non-linear view of events can lead to very different narrative styles.

What I loved about this short story was the direct link made between language and the way we represent reality. I’ve always found that fascinating and although I’m not certain whether linguistic specificities shape or reflect their speaker’s way of thinking, I’ve no doubt the connection is a very strong one. The absence of the future tense, of the word “no”, of various shades of colour in some languages, for example, surely says something of the relevant people’s perception of the world. The circular written language of the “heptapods” – the alien beings that feature Stories of Your Life – is a fascinating idea.

 

Although I enjoyed all the stories in this collection, my next favourite was the last one. Another interesting concept, about the value we attach to physical beauty, is presented like a campus debate or a journalistic piece (its full title is Liking What You See: A Documentary.) The ins and outs of the arguments for and against the ability to erase the viewer’s mind any aesthetical aspects in facial characteristics are so convoluted and involved, I didn’t quite know where I stood at the end. Which I think might be the point of the story, that and perhaps also  critique of the tone of debates currently going on in campuses.

 

 

Petit pays de Gaël Faye

 

J’ai adoré ce livre, car j’y ai découvert une nouvelle plume, fraîche, curieuse, humaine, pas sentimentale.

 

Petit pays raconte une enfance d’abord idyllique au Rwanda, puis troublée par la distance petit-pays

L’histoire de ce petit pays tient dans un petit livre en termes de nombre de pages mais le sujet et l’écriture lui offrent une grande ampleur. J’ai trouvé le ton toujours juste, faisant la part belle à la description objective, jamais alourdie par une analyse pesante, à la nostalgie des jours heureux, à la poésie. Je l’ai avalée quasiment d’une traite, avec un plaisir voilé par le thème du livre : les ravages de la guerre.

 

En résumé, voilà encore un excellent choix de la part du jury du Goncourt des lycéens.

Ce blog cause surtout de livres, en français parfois.